Origine & Etudes
Philippe de Villiers est issu d’une famille anoblie en 1595. Plusieurs de ses ancêtres ont été connus dans l’histoire politique de la France. Il est notamment le descendant de Léonor Le Jolis de Villiers, Maire de Saint-Lô et Député de la Manche. De nombreux membres directs de sa famille sont également connus en politique et en histoire. Son grand-père paternel, Louis Le Jolis de Villiers, est par exemple mort pour la patrie durant la Première Guerre Mondiale. Jacques de Villiers, le père de Philippe de Villiers, était aussi Maire de Boulogne, Conseiller général des Essarts, Vice-président du Conseil Général de Vendée et Conseiller régional des Pays de la Loire. Ses frères Pierre de Villiers et Bertrand de Villiers sont respectivement Major général d’armée et Conseiller général de la Vendée.
Philippe de Villiers a fait ses études primaires à Boulogne, à l’école catholique. Il entre ensuite au collège Saint-Joseph de Fontenay-le-Comte et intègre l’université de Nantes après son baccalauréat. Il en ressort avec une maîtrise de droit public. Il est également diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et de l’Ecole nationale d’administration. Il y fait partie de la promotion Pierre Mendès-France.
Vie familiale
Philippe de Villiers est marié à Dominique de Buor de Villeneuve. Le couple a sept enfants.
Emploi non politique
Philippe de Villiers a commencé sa carrière professionnelle au sein du corps préfectoral de Corrèze dès sa sortie de l’ENA. Il travaille ensuite comme Directeur du cabinet du préfet de Charente-Maritime. Philippe de Villiers se fait un nom dans le monde du spectacle à partir de 1977 en créant le spectacle du Puy du Fou, également connus sous le nom de Cinescenie. Son équipe fait sensation avec des spectacles historiques sur la Vendée. Le Grand Parc, un immense parc d’attraction y est mis en place en 1989, optimisant encore plus la notoriété du site. Il crée aussi la station Alouette FM en novembre 1981, Alouette Hebdo en 1982 et Sciencescom (une école privée) en 1984.
Passions / Activités
Philippe de Villiers est un grand amateur de football. C’est entre autre un fervent supporter des Canaris de Nantes. Il a même déjà été proposé à la Présidence du FC Nantes, mais n’a pas accepté l’offre.
Philippe de Villiers est l’auteur de plusieurs articles et ouvrages. Il a publié « Lettre ouverte aux coupeurs de tête et aux menteurs du Bicentenaire » en 1989, « La Chienne qui miaule » en 1990, « Notre Europe sans Maastricht » en 1992 et « Avant qu'il ne soit trop tard » en 1993. Il a également écrit « La Société de connivence » en 1994, le « Dictionnaire du politiquement correct à la française » en 1996 et « L’Aventure du Puy du Fou » en 1997. Plusieurs autres livres portent sa signature, dont les derniers publiés sont « Les Mosquées de Roissy » et « Une France qui gagne ».
Parcours politique
Philippe de Villiers adhère au Parti républicain en 1985, mais se fait réellement connaître dans le monde politique aux législatives de 1986. Il est candidat pour l’Union pour la Vendée, rassemblant le RPR et l’UDF. Il est suppléant, mais sa célébrité par rapport aux spectacles du Puy du Fou lui ouvre les portes du Ministère de la culture et de la communication où il est nommé Secrétaire d’Etat auprès de François Léotard. Il s’illustre d’ailleurs dans ses fonctions grâce à des années d’expérience acquises avec la Cinescenie. Ces fonctions sont toutefois interrompues en juin 1987 au décès du député Vincent Ansquer. Philippe de Villiers est son suppléant et saisit cette opportunité pour démissionner. Il évoque alors des désaccords avec son ministre de tutelle. Il préfère donc intégrer le Conseil régional de la Vendée, toujours pour succéder à Vincent Ansquer. Philippe de Villiers est nommé « délégué national, chargé des milieux culturels et des relations avec la jeunesse » de l'UDF durant la campagne électorale présidentielle qui a lieu à cette période.
La réélection de François Mitterrand entraîne la dissolution de l’Assemblée nationale en 1988 et Philippe de Villiers devient député au mois de juin. Il est élu dès le premier tour avec un score de 74,56%. Quatre mois plus tard, il est élu Président du Conseil général de Vendée. Ce mandat sera toutefois entaché par le suicide de Jean Franklin Yavchitz en décembre 1988, à cette époque Directeur Général des services du département de la Vendée. Les deux années suivantes seront marquées par l’enthousiasme de Philippe Villiers à l’Assemblée nationale. Il s’est par exemple vivement exprimé plusieurs fois sur l’affaire Urba. Philippe de Villiers crée son mouvement politique en 1991. Il s’agit de Combat pour les valeurs. Il quitte l’UDF trois ans plus tard et crée Mouvement pour la France, un parti de droite souverainiste. Il propose sa propre liste lors de l’élection européenne de cette même année et parvient à placer treize députés au Parlement européen de Strasbourg. Il obtient durant ces élections un résultat de 12,34%.
Philippe de Villiers se prépare à l’élection présidentielle de 1997 dès 1995. Il se porte candidat, mais ne convainc que 4,7% de l’électorat. Ne pouvant pas obtenir de remboursement de frais de campagne avec un tel score, il est contraint de faire des publicités télévisées pour demander des subventions afin de rembourser ses dettes. Il démissionne par la suite de son mandat au Parlement européen en vue des législatives. Il fait alliance avec Olivier d'Ormesson sur la liste La Droite Indépendante et retrouve son siège dans sa circonscription de Vendée en gagnant face à un candidat des Verts avec un score de 68,35% au second tour. Les européennes de 1999 sont aussi marquées par une autre alliance de Philippe de Villiers. Il se rapproche de Charles Pasqua. Les deux hommes créent le RPF et obtient 13,05% des suffrages. Philippe de Villiers siège donc de nouveau au Parlement européen, mais y reste seulement cinq mois avant de revenir à l’Assemblée nationale. L’année 2000 est, quant à elle, marquée par la rupture entre de Villiers et Pasqua. De Villiers quitte le RPF à cause d’un désaccord en termes de gestion. Il se consacre de nouveau au RPF en créant une branche pour la jeunesse : les Jeunes pour la France.
Philippe de Villiers ne se présente pas à l’élection présidentielle de 2002. Il soutient Jean-Marie Le Pen au premier tour, mais ne donne pas de consigne durant le face à face de Chirac et le Président du Front National. Les législatives de cette année permettent à Philippe de Villiers de retrouver son siège à l’Assemblée nationale, parmi les non-inscrits. Il est réélu avec un score de 67,2% au premier tour. Il réintègre le Parlement européen deux ans plus tard, mais s’y fait surtout remarquer pour ses absences injustifiées. En 2005, Philippe de Villiers est un fervent partisan du « non » concernant le référendum portant sur la Constitution européenne. Il est également le premier à annoncer sa candidature à l’élection présidentielle de 2007 puisqu’il s’y prend deux années à l’avance. Il fait son annonce en septembre 2005 lors de l’université d’été qui s’est déroulé à Grasse. Philippe de Villiers mise alors sur un programme essentiellement contre l’islamisation de la France. Plusieurs organismes islamiques portent d’ailleurs plainte contre lui pour quelques propos jugés radicaux, mais il ne sera pas juridiquement inquiété. Mais l’électorat ne le suit pas avec son discours centré sur l’islamisation de la France. Son équipe change ainsi de tactique et adopte dès 2006 un discours axé vers la déception par rapport à la politique de Nicolas Sarkozy. Il sort en tout cas de cette élection avec seulement 2,23% des votes en sa faveur au soir du premier tour.
Philippe de Villiers se prépare aux européennes de 2009 dès le mois de mai 2008 en constituant le bureau politique du MPF. Il nomme entre autres Patrick Louis, eurodéputé, comme Secrétaire général. Philippe de Villiers et Declan Ganley s’allient dès le mois de septembre de cette année 2008 pour faire en sorte que les élections européennes permettent de sonder l’avis des électeurs sur le Traité de Lisbonne. Ils promettent aussi de rendre l’Europe au peuple. Ils entament alors une tournée européenne à la rencontre de personnalités importantes à l’instar de Vaclav Klaus, Président Tchèque et Serge Sarkissian, Président Arménien. Malgré l’échec du mouvement Libertas, fondé par Declan Ganley et les absences répétées et fortement critiquées au Parlement européen, Philippe de Villiers y retrouve son siège en juin 2009. Il intègre aussi le Comité de liaison de la majorité présidentielle cette même année, mais précise qu’il le fait à titre personnel. Il effectue une visite officielle à Madagascar avec quelques membres du Conseil général de la Vendée en octobre 2009 et se retrouve de nouveau sous les projecteurs en mars 2010, durant la campagne électorale des régionales. Il a vivement critiqué le Conseil général des Pays de Loire en l’accusant de financer une manifestation satanique, en parlant du festival Hellfest, une manifestation annuelle qui a lieu en Loire-Atlantique.
Citations
« Le temps n'est pas aux élections, mais à la sécurité et à la survie par rapport à la nouvelle guerre mondiale qui semble être déclenchée par les islamistes »
Sites ou blogs
Membre de l'organisme
Mouvement pour la France