Origine & Etudes
Jean-Pierre Chevènement, dit Le Che, est né à Belfort le 9 mars 1939.
Jean-Pierre Chevènement est le fils de Pierre Chevènement et de Juliette Garessus. Son père était instituteur et sa mère institutrice. Originaire du Franche-Comté, la famille Chevènement descend d’une famille suisse, issue du canton de Fribourg. Ils s’appelaient à l’origine Schwennemann, mais ce nom a été francisé au XVIIIe siècle.
Jean-Pierre Chevènement était un brillant élève. Il était par exemple lauréat du Concours général. Après son baccalauréat, il a intégré l’Institut d’études politiques de Paris et L’École nationale d’administration.
Vie familiale
Jean-Pierre Chevènement est marié avec Nisa Chevènement, une peintre et sculptrice née en Égypte. Le couple a deux fils : Raphaël et Jean-Christophe.
Emploi non politique
Jean-Pierre Chevènement est un haut fonctionnaire. Il a commencé sa carrière professionnelle dès sa sortie de l’ENA au Ministère de l’économie est des finances en tant que attaché puis conseiller commercial.
Passions / Activités
Jean-Pierre Chevènement a déjà publié plusieurs ouvrages, dont certains avec le pseudonyme jacques Mandrin. Il a commencé à faire paraître ses écrits en 1967. Il a, cette année-là, publié « L’énarchie ou les mandarins de la société bourgeoise ». Il a par la suite publié entre autres « Socialisme ou Socialmédiocrat », « Le Vieux, la Crise et le Neuf », « Être socialiste aujourd’hui », « Une certaine idée de la République m’amène à… » et « Le bêtisier de Maastricht ».
Parcours politique
Jean-Pierre Chevènement a participé à la fondation du Parti Socialiste lors du congrès d’Épinay en1971 aux côté de François Mitterrand. Il fait de suite partie du bureau exécutif et du comité directeur du parti. Il assume ces fonctions de 1971 à 1981 et de 1986 à 1993. Parallèlement à ses activités politiques au sein du PS, Jean-Pierre Chevènement opte pour des mandats électifs locaux en se présentant aux législatives de 1973. Il est alors élu député dans le Territoire du Belfort. Il sera réélu en 1978, 1981, 1986, 1988 et 1991 en représentant le PS. Il crée le Mouvement des citoyens en 1993 et représente ce nouveau parti en 1993, en 1997 et en 2000, toujours en siégeant à l’Assemblée nationale pour le territoire de Belfort. En 1974, Jean-Pierre Chevènement devient conseiller général de Franche-Comté et Premier Adjoint au Maire à Belfort. Ses fonctions au sein du PS évoluent également puisqu’il est nommé Secrétaire national en 1975, puis de 1979 à 1981. Il est réélu adjoint au Maire à Belfort en 1977 et y reste jusqu’en 1983 (avant de se faire réélire de 1997 à 2000).
Le parcours politique de Jean-Pierre Chevènement prend un nouveau tournant en mai 1981 où il est nommé Ministre d’État, ministre de la Recherche et de la Technologie. Il démissionne de ce poste en mars 1983 parce qu’il n’est pas d’accord avec la parenthèse libérale. C’est à cette époque qu’il déclare sa phrase culte : « Un ministre, ça ferme sa gueule, si ça veut l’ouvrir, ça démissionne ». Il se présente alors aux municipales de 1983 et devient Maire de Belfort en 1983, mais préfère démissionner pour rester conseiller municipal (le même scenario se reproduit en 2001). Jean-Pierre Chevènement reste donc conseiller municipal jusqu’en 2008. Par ailleurs, il revient au gouvernement en 1984 où il est nommé Ministre de l’éducation nationale. Il devient par la suite (en 1988) Ministre de la défense dans le 1er et le 2nd gouvernement Rocard. Mais Jean-Pierre Chevènement fait de la démission un moyen d’exprimer ses contestations. Étant contre l’engagement français en Irak en 1991, il dépose sa démission et réoccupe son siège à l’Assemblée nationale. Son retour à l’Assemblée sera marqué entre autres par sa position contre la ratification du traité de Maastricht et le changement de statut de son groupe Mouvement des Citoyens en parti politique. Il quitte alors le PS en 1993 pour présider ce tout nouveau parti.
Jean-Pierre Chevènement revient au gouvernement en 1997 lorsque Lionel Jospin le nomme Ministre de l’intérieur. Ce mandat sera marqué entre autres par deux lois qui portent son nom : Loi Chevènement sur l’intercommunalité et Loi Reseda sur le droit des étrangers. Et lorsque Lionel Jospin suggère à ses ministres de choisir entre un mandat électif gouvernemental ou local, Chevènement décide de devenir Premier Adjoint à Belfort. Cette période sera également marquée par l’opération de vésicules biliaires qui a mal tournée. Entré à Val-de-Grâce pour une simple opération, Jean-Pierre Chevènement est plongé dans le coma une dizaine de jours à la suite d’un accident d’anesthésie. Il reste en dehors des affaires politiques durant environ quatre mois pour sa convalescence. Jean-Jack assure alors l’intérim à son ministère.
Jean-Pierre Chevènement se présente à l’élection présidentielle de 2002 avec le soutien de nombreuses personnalités politiques et intellectuelles comme Raymond Aubrac, Pierre Marie Gallois, Max Gallo…etc. Il fait un score de 5,33% à l’issu du premier tour. C’est à cette période qu’il crée Pôle républicain, devenu Mouvement républicain et citoyen. Il en est le Président d’honneur. Il crée aussi la Fondation Res Publica (déclarée d’utilité publique en décembre 2007) en 2004 et en devient le Président. Lors des régionales de cette année 2004, Jean-Pierre Chevènement rallie le MRC au PS et au PCF. Ces alliances ont permis de placés 15 élus. En 2005, en pleine campagne référendaire sur le traité constitutionnel de l’Europe, Jean-Pierre Chevènement se positionne en faveur du NON. Le NON l’emporte d’ailleurs avec 54,87% des votes.
Jean-Pierre Chevènement annonce en novembre 2006 qu’il souhaite se porter candidat à l’élection présidentielle de 2007. Mais son parti (le MRC) signe un accord avec le PS et il se retire de la course à l’Élysée. Il participe alors activement à la campagne de Ségolène Royal. Aux législatives qui ont suivi, Chevènement n’est pas réélu comme député. Le lendemain de cet échec, il démissionne de son mandat de Maire. Le 14 février 2008, Chevènement participe à l’Appel du 14 février avec 16 autres élus politiques, toutes tendances confondues. Il se présente aussi aux sénatoriales cette année 2008 et se fait élire dans le Territoire de Belfort sur la liste du MRC. Une année plus tard, il est contre les élections européennes et n’hésite pas à qualifier le Parlement Européen de Parlement fantôme et de Trompe l’œil. Il invite alors l’électorat à voter blanc ou nul. En 2010, Jean-Pierre Chevènement signe une nouvelle fois un accord avec le PS lors des régionales. L’alliance obtient une vingtaine d’élus. Chevènement figure également sur la liste des candidats en lice pour l’élection présidentielle de 2012.
Citations
« Idéologiquement, Cohn-Bendit, ce n’est pas une Maserati, c’est plutôt une Volkswagen ».
Sites ou blogs
- http://www.chevenement.fr/ (Blog de Jean-Pierre Chevènement)
- http://www.mrc-france.org/ (Site du Mouvement Républicain et Citoyen, présidé par Jean-Pierre Chevènement)