Origine & Etudes
Jacques Delors est né à Paris, le 20 juillet 1925.
Jacques Delors est originaire de Corrèze, plus précisément de Lonzac. C’est le fils d’un encaisseur à la Banque de France. Son père était également un catholique pratiquant.
Jacques Delors est titulaire d’une licence de sciences économiques, obtenue à la Sorbonne.
Vie familiale
Emploi non politique
Jacques Delors suit les traces de son père et intègre le secteur bancaire dès la fin de ses études. Il débute sa carrière professionnelle à la Banque de France. Il était alors rédacteur. Il travaille par la suite au Commissariat général au plan comme Chef de service des affaires sociales et culturelles. Il est fait aussi partie du Conseil général de la Banque de France de 1973 à 1979. Sur cette même période, il est également membre du Conseil de la Banque de France. Par ailleurs, Jacques Delors est professeur de gestion à l’université de Paris IX et dirige entre 1975 et 1979 le centre de recherche Travail et société. Le parcours professionnel de Jacques Delors est en tout cas étroitement lié à son parcours politique et ses engagements syndicaux.
Passions / Activités
Parcours politique
Jacques Delors est liée à la pensée démocrate-chrétienne et syndicale. Il est, de ce fait membre actif de la Vie Nouvelle, mouvement catholique à tendance personnaliste. Celui-ci participe considérablement à l’émergence du « deuxième gauche ». Jacques Delors y crée alors en 1959 la revue Citoyens 60. Cette année 1959 voit aussi son adhésion à la section du plan et des investissements du Conseil économique et social. Il assure ses premières fonctions ministérielles en 1969 quand il est nommé Secrétaire général auprès de la Primature. Il est alors chargé de la formation professionnelle et de la promotion sociale. Il devient ensuite Chargé de mission auprès de Jacques Chaban-Delmas.
Jacques Delors adhère au Parti socialiste en 1974, année où il crée Échanges et projets, un club de réflexion politique. Il évolue rapidement au sein du PS puisqu’il devient délégué national pour les relations économiques internationales deux ans seulement après son adhésion. Jacques Delors se présente aux européennes de 1979 et se fait élire. Il préside en même temps la Commission économique et monétaire du PS. Mais Jacques Delors démissionne de son mandat de député européen en mai 1981, suite à sa nomination comme Ministre de l’Économie et des finances dans le gouvernement de Pierre Mauroy. Jacques Delors maintient son poste à la suite du remaniement qui a lieu un mois plus tard. Ce mandat sera entre autres marqué par le fameux tournant de la rigueur de 1982. Il maintient encore une fois son poste lors du remaniement de mars 1983, mais se voit en plus confier le budget en plus de l’économie et des finances. Ce troisième mandat sera marqué par plusieurs réformes, centrées sur une politique de rupture (nationalisation, politique de relance, dévaluation du franc…) Il met aussi une politique de rigueur en place en supprimant par exemple l’échelle salariale mobile en 1982.
En mai 1983, Jacques Delors est élu Maire à Clichy. Il est pressenti pour remplacer Pierre Mauroy à la primature, mais il n’en est rien. Laurent Fabius est nommée à ce poste par François Mitterrand et le mandat de ministre de Jacques Delors ne se renouvelle pas. Il continue sa carrière en Europe à partir de 1985 en président la Commission des communautés européennes (future Commission européenne). Il occupera ce poste neuf ans et se démarquera de ces prédécesseurs par plusieurs actions marquantes. Son mandat voit par exemple l’élargissement de l’Europe communautaire, la réforme de la politique agricole, les accords de Schengen, le traité de Maastricht et l’adoption de l’Acte unique européen.
Les sondages présentent Jacques Delors comme l’une des meilleures personnalités présidentiables en 1995, mais il ne se présente pas. Le Parti socialiste le pousse pourtant à se porter candidat, mais il hésite par peur de ne pas disposer de la majorité nécessaire pour réaliser son programme politique. Il préfère soutenir Lionel Jospin en dirigeant sa campagne. La carrière de Jacques Delors se poursuit à la Commission internationale sur l'éducation pour le XXIe siècle à l'UNESCO qu’il préside de 1995 à 1998. Il préside aussi le Conseil d'administration du Collège d'Europe (de 1996 à 2000) et l'Association Notre Europe (de 1996 à 2004).
Jacques Delors prend sa retraite en politique en mai 2005, mais reste présent sur la scène nationale en donnant son avis dans la presse. Il était notamment en faveur du « oui » lors du référendum de 2005 sur la Constitution pour l’Europe. Il se positionne également en faveur des États généraux de l'Europe en 2006. Jacques Delors est aussi en faveur d’une Communauté européenne de l’énergie pour optimiser les négociations de l’Europe face aux pays producteurs de gaz et de pétrole.
Citations
« Les industriels invitent les gouvernements à aller plus vite encore, et ce n'est pas moi qui leur dirais le contraire: nous avons bien besoin de cette poussée salutaire, sinon nous aurions tendance à ne pas aller au rythme où les évènements vont »
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