Economie Economie
Webeconomie
     
Webeconomie - politique - Personnalités politiques - François Mitterrand
 
François  Mitterrand François Mitterrand
Identite parti politique
Fiche Identité de François Mitterrand

Origine & Etudes

François Maurice Adrien Marie Mitterrand est né en Charente, à Jarnac le 26 octobre 1916 et décédé à Paris le 8 janvier 1996.

François Mitterrand est issu d’une famille bourgeoise. Son grand-père paternel était Chef de gare à Jarnac, sa ville natale. Son grand-père maternel était, quant à lui, négociant en vins et eaux de vie. Celui-ci était aussi Conseiller municipal à la Mairie de Jarnac. Joseph Mitterrand, le père de François Mitterrand était ingénieur travaillait dans le même secteur que son grand-père puisqu’il travaillait chez la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans comme ingénieur. Il s’est par la suite reconverti en industriel vinaigrier. Il a également présidé la fédération des syndicats de fabricants de vinaigre. La mère de François Mitterrand s’appelle Yvonne Lorrain. François Mitterrand a trois frères et quatre sœurs : Robert, Jacques, Philippe, Antoinette, Marie-Josèphe, Colette et Geneviève.

François Mitterrand suit ses études primaires à l’école communale de sa ville natale (Jarnac). Il poursuit par la suite à Angoulême, au Collège Saint-Paul. Il y fait ses études secondaires et se trouve être un excellent élève en histoire, géographie et en latin. Il affectionne aussi l’instruction religieuse et la littérature. François Mitterrand obtient son baccalauréat en 1934 et intègre les facultés de lettres et de droit de Paris. En marge de ses études de lettres et de droit, il entame ses études à l’École libre des sciences politiques. en 1936, il obtient une licence en lettre et en 1937, il est doublement diplômé de l’École libre de sciences politiques et de la faculté de droit. Pour cette dernière, il obtient un DES de droit public. Il effectue par la suite son service militaire dans l’infanterie coloniale et commence des études d’avocat qu’il termine à la veille de la Seconde Guerre Mondiale.



Vie familiale

François Mitterrand se fiance avec Marie-Louise Terrasse en 1940 et rompt deux ans plus tard. Il rencontre ensuite, au plus fort de la Seconde Guerre Mondiale, Danielle Gouze qu’il épouse en octobre 1944. Le couple a eu trois enfants : Pascal (décédé à deux mois et demi), Jean-Christophe et Gilbert. François Mitterrand est encore marié à Danielle Gouze quand il entame une relation avec Anne Pingeot avec qui il a eu une fille : Mazarine Pingeot. François Mitterrand a logé Mazarine Pingeot et sa mère au quai Branly, dans un appartement de fonction à partir de 1983 avec huit gendarmes chargés de leur sécurité au quotidien. Elles ont également occupé le château de Souzy-la-Briche, la résidence de villégiature attribuée au Premier Ministre.


Emploi non politique

François Mitterrand était un haut fonctionnaire. Il travaillait aussi en tant qu’éditeur de presse et c’était un avocat.


Passions / Activités

François Mitterrand est l’auteur d’un très grand nombre d’ouvrages. Il abordait plusieurs thèmes, mais la politique était son sujet de prédilection. Il a commencé à écrire en 1939 avec Pluie amie. François Mitterrand est aussi l’auteur de « Les prisonniers de guerre devant la politique », « La Chine au défi », « L’homme, les idées, le programme », « Réflexions sur la politique extérieur de la France », « Politique I » et « Politique II », « De l’Allemagne, de la France », « Les forces de l’esprit », « Le bureau de poste de la rue Dupin et autres entretiens »…etc. François Mitterrand aimait aussi les labradors noirs. Il avait deux chiens de cette race : Baltique et Nil.


Parcours politique

François Mitterrand combat pour la France durant la Seconde Guerre Mondiale. Sergent en 1940, il a été gravement blessé et a failli perdre un bras. Il a été capturé en juin 1940 et sera prisonnier durant dix huit mois. Il s’évade en janvier 1942 et les Allemands le traquent alors qu’il travaille tranquillement en France, dans le gouvernement Vichy.
Il était contractuel à la Légion française des combattants et des volontaires de la révolution française puis au Commissariat au reclassement des prisonniers de guerre. Il démissionne de ce dernier poste en 1943 à la suite du limogeage de Maurice Pinot, son ami. Les deux hommes créent ensemble le Rassemblement national des prisonniers de guerre. Mitterrand se fait alors appelé Jacques Morland. La Gestapo continue toutefois de le rechercher et il devient clandestin pour rester libre. La Milice française et le Sicherheitsdienst étaient aussi à sa poursuite. Il s’enfuit alors à Londres puis à Alger et y fait la connaissance du Général De Gaulle, également en exil. En 1944, il revient sur le sol français et se trouve à la tête du Mouvement national des prisonniers de guerre et déportés. Il s’agit d’une grande alliance de résistance, formée par de nombreux prisonniers de guerre. À la suite de la libération de Paris, à laquelle il a participé, François Mitterrand est nommé Secrétaire général des prisonniers et des victimes de guerre. Quelques mois plus tard, il lance Viacarage, le plan de libération des camps de concentration et les camps de prisonniers avec Jacques Foccart. François Mitterrand intègre le gouvernement des secrétaires généraux au retour du Général de Gaulle en France. En 1946, il adhère à l’Union démocratique et socialiste de la résistance ou UDSR. Il en devient même le président entre 1953 et 1965. La même année de son adhésion à l’UDSR, François Mitterrand s’intéresse de plus près à la Nièvre. Il se présente aux législatives sur la liste Unité et action républicaine et se fait élire député. C’était en novembre 1946. Quelques mois plus tard, il est nommé Ministre dans le gouvernement de Paul Ramadier. Il se voit confier plusieurs portefeuilles. Il est notamment chargé de l’information et de la France d’Outre-mer.
Les élections cantonales de 1949 lui font accéder au poste de Conseiller général à Montsauche-les-Settons. Il y sera réélu quatre autres fois (1955, 1961, 1967 et 1973). En 1950, François Mitterrand devient Ministre de l’Outre-mer. Son mandat sera marqué par son désir de mettre en place une union franco-africaine dont l’objectif est d’améliorer les régimes qui régissent la vie des Africains. Il s’attire alors la colère de nombreuses personnalités politiques qui n’hésitent pas de le traiter de « bradeur d’empire ». A la suite de cette affaire, il quitte le gouvernement en 1951 et se consacre à l’UDSR. Il revient au gouvernement sous Edgar Faure en 1952 en étant nommé en tant que Ministre d’État chargé du dossier tunisien. Mais ce gouvernement est dissout au bout de six semaines. Mitterrand revient de nouveau rapidement au gouvernement (en 1953). Il est alors nommé ministre délégué au Conseil de l’Europe. Mais il quittera une nouvelle fois ses fonctions prématurément. En effet, il dépose sa démission à la suite de la répression menée en Tunisie et au Maroc. Il est inconditionnellement contre ce type d’actions et exige à ce que les droits de l’homme soient scrupuleusement respectés dans tous les pays d’Afrique du Nord. Cet appel est officiellement lancé à travers le Manifeste France-Maghreb, cosigné avec d’autres personnalités, notamment Albert Camus et Jean-Paul Sartre. François Mitterrand occupe de nouveau un poste gouvernemental en 1954 lorsque Pierre Mendès-France le nomme Ministre de l’intérieur. Son mandat sera marqué entre autre par sa prise de position contre l’indépendance de l’Algérie. Il tente aussi d’augmenter le SMIG d’Algérie et de muter le directeur de la mosquée de Paris, ce qui lui vaut la colère des colons et de l’administration. Par ailleurs, les services secrets français ont ouvert un dossier sur lui à propose de la fameuse affaire des fuites. Ce mandat au Ministère de l’intérieur sera également marqué par la guerre d’Algérie. Mitterrand envoie alors Germaine Tillon en Alger pour enquêter sur les exactions policières. Il demande par la suite la fusion de la police de Paris et d’Alger afin de démasquer les policiers coupables de tortures ou d’avoir encourager de tels actes.
Deux cents agents suspects, dont le directeur des renseignements généraux d’Alger, ont été alors mutés. Cette fusion des deux polices a entraîné la chute du gouvernement Mendès-France. Mais François Mitterrand reprend une nouvelle fois ses fonctions gouvernementales dès 1956. Il est alors nommé Garde des Sceaux par Guy Mollet. Ce mandat est entre autres marqué par l’indépendance de l’Algérie et du Maroc. Il sera également particulièrement bouleversé de la position de la France (tortures policières, exécutions sommaires…etc.) par rapport à la guerre d’Algérie. En tant que Garde des Sceaux, il est obliger d’ordonner ces exécutions, mais Mitterrand est aussi un humaniste et un homme de gauche. Toutefois, il reste au pouvoir dans le but de devenir Président du conseil et de rendre la politique algérienne plus libérale, comme il l’a toujours souhaité. Il n’atteint pourtant pas ce but. À la suite de la démission de Guy Mollet, il a demandé à participer au nouveau gouvernement à la seule condition d’en être le chef, mais cette condition n’a pas été respectée. Mitterrand se retire alors du gouvernement et se consacre à des postes électifs locaux. Il se présente notamment aux législatives de 1958, mais il n’est pas élu. Il se présente aussi aux municipales de 1959 et devient Maire à Château-Chinon, puis Sénateur de la Nièvre. Cette période sera marqué par l’attentat de l’Observatoire où Mitterrand est accusé d’avoir organisé un faux attentat contre sa personne pour re-séduire l’opinion publique. Il est alors inculpé pour outrage à magistrat, mais sera sauvé par la loi d’amnistie de 1966 qui a mis fin à la procédure. Il sera de nouveau au cœur d’un procès en justice en 1962 dans le cadre du procès du Général Salan à propos de l’affaire du Bazooka. En tout cas, il retrouve son siège à l’Assemblée nationale (pour représenter la Nièvre) en novembre 1962 et démissionne de son mandat au Sénat. Lors du référendum de cette même année, en vue de mettre en place le vote au suffrage universel pour élire le Président de la République, François Mitterrand fait campagne pour le OUI et le OUI l’emporte avec un score de 62,25% des voix. François Mitterrand brigue une première fois l’Elysée à l’élection présidentielle de 1965.
Il représente la Convention des institutions républicaines, sa petite formation politique. Conscient de sa jeunesse par rapport aux autres candidats, Mitterrand en fait un atout et axe sa campagne autour de cette jeunesse, considérée comme un espoir de modernité pour la France. Le message passe. À la surprise générale, Mitterrand réunit 31,78% des voix à l’issu du premier tour. Il est soutenu par la gauche et quelques autres partis républicains et d’extrême droite. Se présentant face au Général De Gaulle, il est battu au second tour avec un score de 54,49% des voix en faveur de De Gaulle. La suite de cette défaite se traduit par la création de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste. Cette organisation politique rassemble plusieurs partis de la gauche non communistes, notamment la CIR, SFIO et le Parti radical. Toujours sous l’impulsion de sa défaite à l’élection présidentielle, François Mitterrand fonde le contre-gouvernement en 1966, mais cette institution parallèle cesse d’exister une année seulement après sa formation. François Mitterrand désire se représenter pour la Présidence de la République en 1969, mais ni Guy Mollet ni la SFIO ne le soutiennent. La gauche présente donc Gaston Defferre, Jacques Duclos et Michel Rocard. La droite l’emporte à l’issu du second tour en la personne de Georges Pompidou qui a battu Alain Poher, centriste. Le Parti socialiste se crée deux ans plus tard. Le parti de François Mitterrand (la CIR) se fond dans le nouveau parti et Mitterrand en devient le premier Secrétaire national. En 1972, Mitterrand signe le Programme commun du gouvernement avec le MRG et le parti communiste. Le Parti Socialiste acquis de la notoriété et supplante le Parti communiste aux législatives et aux cantonales de 1973. Le Président de la République Georges Pompidou décède le 2 avril 1974 et François Mitterrand est le seul candidat de la gauche pour le remplacer. Il est toutefois battu par Valéry Giscard d’Estaing. Les partis de l’Union de la gauche se détachent peu à peu à partir des élections cantonales de 1976, mais la vraie rupture a lieu en 1978, à la suite des élections législatives. Ayant pourtant obtenu la majorité des suffrages au premier tour, la gauche se fait battre au second tour et de nombreuses personnalités de l’Union de la gauche accuse Mitterrand et tous les membres de la direction du PS d’être les responsables de cette défaite. Michel Rocard est entre autres l’un de leurs principaux détracteurs. C’est donc naturellement que Mitterrand se positionne contre Rocard lors du congrès du PS à Metz en 1979. Il s’allie avec Jean-Pierre Chevènement, dans le CERES. Le CERES remporte d’ailleurs le congrès.
En 1981, le parcours politique de Mitterrand évolue rapidement puisqu’il est élu pour représenter le PS à l’élection présidentielle avec un score de 83,64%. Son succès est perceptible dès le premier tour puisqu’il suit de près Valéry Giscard d’Estaing. Celui-ci a obtenu un score de 28,32% tandis que Mitterrand a recueilli 25,85% des suffrages. François Mitterrand accède à la magistrature suprême de l’État le 10 mai 1981 avec 51,76% de l’électorat qui le soutiennent. Son premier septennat débute officiellement une dizaine de jours après la proclamation de sa victoire par une cérémonie au Panthéon. Il nomme Pierre Mauroy à la tête du gouvernement. S’en suivent la dissolution de l’Assemblée nationale et les élections qui permettent au nouveau Président d’avoir la majorité absolue au parlement. Pierre Mauroy restera à Matignon jusqu’en juillet 1984 et laisse la place à Laurent Fabius qui sera Premier Ministre entre juillet 1984 et mars 1986. Le gouvernement de la première cohabitation sera par la suite dirigée par Jacques Chirac (mars 1986 – mai 1988). Michel Rocard prend le relais en 1988 avant de laisser la place à Cresson en 1991, mais celui-ci ne sera Premier Ministre que durant une année. De même pour Bérégovoy qui prend ses fonctions en 1992 et se suicide en 1993. Édouard Balladur devient Premier ministre du gouvernement de la deuxième cohabitation de mai 1993 à mai 1995. François Mitterrand ne se représente pas à l’élection présidentielle de 1995, mais détient jusqu’à maintenant le record du mandat le plus long à l’Élysée puisqu’il y est resté 14 ans soit deux septennat. Cette longévité est marquée de nombreux évènements politiques et constitutionnels notamment l’abolition de la peine de mort, la diminution de l’âge de départ à la retraite (60 ans au lieu de 65 ans), la généralisation de la cinquième semaine de congé ou encore la création du RMI. François Mitterrand est également à l’origine d’une augmentation du SMIC, la libération des mœurs (notamment par rapport à l’homosexualité) ainsi que la signature des accords de Schengen et du traité de Maastricht. Mitterrand a également permis l’inauguration de nombreux espaces culturels : le musée et la pyramide du Louvre, l’Arche de la défense, l’Opéra Bastille et la Bibliothèque nationale de France. Mais malgré de nombreux points positifs, les mandats présidentiels de François Mitterrand sont marqués par un déficit budgétaire plus important, une considérable augmentation du taux de chômage et surtout la multiplication par six de la dette publique. Ne s’étant pas présenté à l’élection présidentielle de 1995, François Mitterrand passe les pouvoirs à Jacques Chirac (élu le 7 mai) et devient membre du Conseil constitutionnel. Il décide toutefois de ni y siéger ni prendre part aux réunions. Par ailleurs, il est visiblement affaibli par son cancer de la prostate (dont il était informé depuis 1981). Contre l’avis de ses médecins, Mitterrand fête noël en Égypte.
Il rentre en France pour la fête de fin d’année et la passe en famille dans les Landes. Il monte à Paris le 2 janvier 1996 pour des examens médicaux et décède six jours plus tard dans son appartement de fonction du 7ème arrondissement de la capitale. Jacques Chirac lui rend hommage le soir même et ses obsèques furent marquées par la présence de ses deux familles : Danielle Gouze et ses enfants d’un côté, Anne Pingeot et Mazarine de l’autre. Après deux messes qui se sont déroulées simultanément à Paris (en présence de nombreux Chefs d’État) et à Jarnac, sa ville natale (une messe privée), Mitterrand repose au cimetière de Jarnac et le 11 janvier 1996 était déclaré journée de deuil national.


Citations

« Dans la vie politique, on ne se fait pas, on ne se crée pas de véritables amitiés. On a quelques bons compagnons. ».


Sites ou blogs

http://www.mitterrand.org

(site officiel de l’institut François Mitterrand)

 
 
Guide_finance Guide_finance
 
 
Les dernières News
  23-09-2011  Fichage des allocataires sociaux
21-09-2011  Recourir au rachat de crédit : Quelles sont les pièces administratives à fournir ?
19-09-2011  Les différences entre une retraite de base et une retraite complémentaire
18-09-2011  Eté : la pluie gâche vos vacances mais redonne le sourire aux éleveurs français !
15-09-2011  La Taxe sur les logements vacants
 
 
 
 
Guide_finance Guide_finance

     
Politique Economie & société Finance
Economie Economie