Origine & Etudes
Alain Madelin est le fils de Gaétan et d’Aline Madelin. Son père était ouvrier spécialisé chez Renault avant de faire un emploi de bureau le jour et comptable aux Halles de Paris la nuit. Sa mère était dactylo dans une société de transport. Alain Madelin a grandit dans un milieu social modeste, à Belleville.
Alain Madelin est titulaire d’une licence en droit. Il voulait devenir ingénieur des Arts et Métiers au début des années 60 et a suivi des études techniques au lycée Voltaire, mais il abandonne ce projet et entre à la faculté de droit d’Assas avant d’arrêter ses études pour de multiples raisons politiques. Il reprend ses études de droit à la faculté de Paris en 1968.
Vie familiale
Divorcé, Alain Madelin est le père de deux filles (Gaëlle et Armelle) et d’un garçon (Stefan).
Emploi non politique
Alain Madelin est avocat au barreau de Paris. Il a prêté serment en 1971. Il travaille par la suite dans des organismes patronaux, dont celui de Georges Albertini. Il a également déjà été directeur de publication du journal Spécial Banlieue.
Passions / Activités
Alain Madelin aime la boxe. Il a pratiqué cette discipline universitaire à la faculté de droit d’Assas. Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages, dont « Pour libérer l'école, l'enseignement à la carte », « Chers compatriotes… Programme pour un président », »Quand les autruches relèveront la tête », « Le droit du plus faible » et « Quand les autruches prendront leur retraite ».
Parcours politique
Le parcours politique d’Alain Madelin commence assez tôt puisqu’il commence à participer à des manifestations politiques à seulement 16 ans où il s’engage aux côtés des nationalistes. Il participe alors souvent à des bagarres contre les militants des partis d’extrême gauche. En 1963, Alain Madelin intègre la Fédération des étudiants nationalistes, d’extrême droite. Il y occupe même le poste de responsable de l’action militante. Son appartenance à la FEN sera entre autre marqué par sa blessure au Lycée Turgot lors d’une bagarre opposant les membres de la FEN aux lycées communistes. Une année plus tard, alors qu’il est étudiant à Assas, Alain Madelin crée le mouvement Occident aux côtés entre autres de Gérard Longuet, Patrick Devedjian et Hervé Novelli. Rappelons qu’Occident est un mouvement étudiant d’extrême droite. Le mouvement voulait entre autres supprimer le suffrage universel. Son appartenance au mouvement Occident sera entre autres marqué par sa participation à l’attaque du cinéma Le Savoie. Accédant à des responsabilités politiques de plus en plus importantes, Alain Madelin soutient Jean-Louis Tixier-Vignancour aux municipales de 1965. Celui-ci s’est présenté dans le Xe arrondissement de Paris. Trois ans plus tard, alors qu’il reprend ses études de droit à Paris, Alain Madelin intègre le parti Républicains indépendants de Valéry Giscard d’Estaing. Ce parti accueille d’ailleurs de nombreux militants de droite qui souhaitent recentrer leur carrière politique. Alain Madelin s’éloigne progressivement de ses origines politiques, surtout depuis qu’il a prêté serment pour le métier d’avocat en 1971. Alain Madelin soutient la candidature de Valéry Giscard d’Estaing à l’élection présidentielle de 1974 en adhérant à l’état-major de celui-ci. Quatre ans plus tard, Alain Madelin est élu député et représente la 4e circonscription d’Ille-et-Vilaine. Il y sera réélu en 1981, en 1988, en 1993, en 1995, en 1997 et en 2002. En 1978, avec son élection pour siéger à l’Assemblée nationale, il intègre en même temps le Conseil régional de la Bretagne en y occupant le poste de Vice-président. Son parcours politique reste relativement discret jusqu’à ce qu’il soit puni pour « injures ou menace envers le Président de la République française ». Il est alors privé de son indemnité parlementaire durant un mois. A l’origine de cette punition une déclaration faite par Alain Madelin, François d’Aubert et Jacques Toubon, rappelant que François Mitterrand a déjà dirigé un journal appartenant à Eugène Schueller pendant quelques mois. Alain Madelin occupe son premier poste ministériel en 1986, à la suite de la victoire de la droite aux législatives. Jacques Chirac le désigne au poste de Ministre de l’industrie, des postes et télécommunications. Ce mandat sera entre autre marqué par sa déclaration concernant la catastrophe de Tchernobyl. Il a déclaré « « Personne ne peut dire qu'à un moment donné la sécurité des Français a été menacée ». Il marquera aussi ce mandat par les contrats de retraite portant son nom (possibilité aux non salariés de jouir d’une retraite par capitalisation) et de la simplification administrative de la création d’entreprise.
Le statut d’entreprise unipersonnel (EURL et EARL) est également mise en place. La droite remporte encore les législatives de 1993 et Alain Madelin est nommé Ministre des entreprises et du développement économique par Édouard Balladur. Entre temps, il devient député européen, mais il siège au Parlement européen seulement entre juillet et novembre 1989. Alain Madelin se présente aux municipales de 1995 et se fait élire Maire à Redon, mais il ne se présente par pour sa propre succession à la fin de ce mandat. La même année, il soutient la candidature de Jacques Chirac à l’élection présidentielle. Il est d’ailleurs un fervent animateur de la campagne de Chirac auprès de Philippe Seguin. Jacques Chirac remporte l’élection et nomme Alain Madelin Ministre de l’économie et des finances. Il propose d’emblée une réforme des retraites en voulant supprimer les régimes spéciaux de retraite, mais cette réforme est considérée comme trop libérale. Il prend du recul par rapport à la politique du « franc fort », ce qui l’oppose à Alain Juppé, alors Premier ministre. Alain Madelin démissionne de son poste de ministre au bout de seulement trois mois de fonction. Alain Madelin prend la tête du Parti républicain en 1997 et le renomme Démocratie libérale, mais le parti se détache d’UDF (sa maison-mère) une année plus tard. Alain Madelin est réélu député en juillet 1999, mais il prépare déjà sa candidature à l’élection présidentielle de 2002 où il est soutenu par 3,91% de l’électorat au premier tour. Son parti rejoint l’UMP par la suite où il devient membre du courant « Les Réformateurs ». Sa carrière politique commence à se faire discrète. Il sera remarqué lors d’interventions spontanées sur la vie politique nationale et internationale. Il s’est par exemple prononcé en faveur de la politique militaire américaine pour renverser Saddam Hussein en Irak en 2003. Il a également critiqué le Premier ministre concernant le CPE tout en soutenant cette mesure en affirmant qu’elle est pour les jeunes, pas contre eux. Alain Madelin annonce quelque peu sa retraite en novembre 2006 où il déclare officiellement qu’il ne se représente pas que législatives de 2007. Cela s’explique entre autres par sa perte de popularité à Redon, son fief.
Citations
« La chute du Mur de Berlin, au-delà de la chute de l'Empire soviétique, a été pour moi ce qui restera sûrement comme la plus grande satisfaction politique de mon existence. De toutes mes forces, j'espérais voir un jour s'effondrer le totalitarisme communiste et, pour être franc, je n'étais pas sûr de voir cela de mon vivant. C'est dire si j'ai accueilli les premiers signes de craquement à l'Est avec une attention fébrile. J'ai très tôt multiplié les contacts dans ces pays, et les hasards de l'histoire ont fait que j'ai alors noué des liens d'amitié avec beaucoup de ceux qui allaient assurer la relève démocratique et la transition économique au sortir du communisme »
Sites ou blogs
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