Nicolas Sarkozy



Nicolas Sarkozy Nicolas Sarkozy
Origine & Etudes
De son vrai nom Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa dit Nicolas Sarkozy est né dans le 17e arrondissement de Paris le 28 janvier 1955.
Nicolas Sarkozy est d’origine hongroise du côté de son père et juive du côté de sa mère. Ses parents s’appellent Nagybócsai Sárközy Pál Istvan Ern? dit Pal Sarközy de Nagy-Bocsa et Andrée Mallah. Pal Sarközy est issu de la petite bourgeoisie hongroise. Il se marie avec Andrée Mallah en 1950, mais le couple divorce en 1959. Andrée Mallah reprend alors ses études et devient avocate au barreau de Nanterre. Nicolas Sarkozy a deux frères : Guillaume et François. Pal Sarkozy s’étant remarié trois fois à la suite de son divorce avec Andrée Mallah, il a eu deux autres enfants : Caroline et Olivier.

Nicolas Sarkozy fait ses études primaires au Lycée Chaptal du 8e arrondissement de Paris. Il redouble sa sixième et intègre le Cours Saint-Louis de Monceau à Paris. Il y obtient son baccalauréat B en 1973. Il entre par la suite à l’université Paris X Nanterre et en ressort avec une maîtrise de droit privé, un certificat d’aptitude à la profession d’avocat et un DEA en sciences politiques. Il intègre l’Institut d’études politiques de Paris en septembre 1979, mais n’en est pas diplômé. Il accomplit son service militaire à la Base aérienne 117 Paris, dans le 15e arrondissement.

 

Vie familiale

Nicolas Sarkozy est actuellement marié avec la chanteuse et ex-mannequin Carla Bruni. Ils se sont rencontrés fin 2007 et ont été civilement mariés à l’Élysée en février 2008, par François Lebel, Maire du 8e arrondissement de Paris. Nicolas Sarkozy venait alors d’officialiser son divorce avec sa seconde épouse Cécilia Ciganer-Albéniz qu’il a rencontré en 1984 alors qu’il était Maire à Neuilly. Il a officié lors du mariage de Cécilia Ciganer-Albéniz avec le célèbre animateur télévisé Jacques Martin. Nicolas Sarkozy et Cécilia Ciganer-Albéniz débutent rapidement une liaison cachée jusqu’en 1989 où ils quittent leurs domiciles conjugaux respectifs pour vivre ensemble. Cécilia divorce quatre mois après leur installation ensemble, mais Nicolas Sarkozy est obligé d’attendre huit ans pour vois son divorce prononcé. Ils finissent par se marier en octobre 1996 et annoncent officiellement leur séparation par consentement mutuel en octobre 2007. Marie-Dominique Culioli est la première épouse de Nicolas Sarkozy. Ils se sont mariés le 23 septembre 1982 avec Charles Pasqua en guise de témoin. Nicolas Sarkozy a trois fils : Pierre (producteur de rap, né en 1985), Jean (homme politique, né en 1986) et Louis (fils de Cécilia Ciganer-Albéniz, né en 1997).

 

Emploi non politique

Nicolas Sarkozy est avocat de profession. Il a prêté serment en 1981 et devient le collaborateur de Guy Danet. En 1987, il s’associe avec deux autre avocats pour créer un cabinet parisien, le Leibovici – Claude – Sarkozy. Nicolas Sarkozy préside l’Établissement public d’aménagement de La Défense de 2005 à 2007 et fait partie des administrateurs de la Société d’économie mixte de Neuilly, implantée à la mairie de Neuilly-sur-Seine.

 

Passions / Activités

Nicolas Sarkozy est l’auteur de plusieurs ouvrages dont « Georges Mandel, le moine de la politique » (une biographie de Georges Mandel, accusée de plagiat), « Au bout de la passion, l’équilibre » (entretien avec Michel Denisot), « La République, les religions, l’espérance » et « Les Lettres de mon château » (publiées dans Les Échos, sous le pseudonyme de Mazarin).

 

Parcours politique

Nicolas Sarkozy débute sa carrière politique en intégrant à UDR (Union des démocrates pour la République) en 1974. Il soutient alors activement la candidature de Jacques Chaban-Delmas à l’élection présidentielle. Dynamique et passionné, il est nommé délégué départemental des jeunes UDR des Hauts-de-Seine et figure parmi les principaux organisateurs du grand congrès de juin 1975. Les adhérents ralliaient alors Valéry Giscard d’Estaing aux gaullistes. Le RPR est créé en 1976 et Nicolas Sarkozy l’intègre aussitôt. Sa carrière évolue rapidement par la suite puisqu’il devient responsable du parti gaulliste à Neuilly, secrétaire dans la circonscription Neuilly-Puteaux et conseiller municipal à Neuilly-sur-Seine en un an.

Jacques Chirac se présente à l’élection présidentielle de 1981 et Nicolas Sarkozy préside son comité de soutien consacrés aux jeunes. Et alors qu’il est conseiller municipal, le Maire de Neuilly-sur-Seine meurt subitement d’un arrêt cardiaque. Charles Pasqua, ami de longue date de Sarkozy, prétend à ce poste, mais il était hospitalisé au moment des faits. Nicolas Sarkozy se fait alors élire (ce que Pasqua considère comme une trahison) et devient le plus jeune Maire de France. Il n’avait alors que 28 ans. Durant son mandat à la mairie de Neuilly-sur-Seine, Nicolas Sarkozy est chargé de mission au sein du Ministère de l’intérieur. Il était responsable de la lutte contre les risques chimiques et radiologiques de 1987 à 1988. Il soutient Jacques Chirac une nouvelle fois lors de la campagne électorale en vue de la présidentielle de 1988. Il rencontre durant les meetings Claude Chirac et Édouard Balladur, devenus des amis intimes par la suite. Mais la droite perd et Nicolas Sarkozy est élu député dans les Hauts-de-Seine, dans la 6e circonscription.

Nicolas Sarkozy commence à se faire un nom en politique en 1993 où il est réélu député à large majorité et nommé Ministre du budget par Édouard Balladur. Il assure en même temps ses fonctions de ministre et celles de porte-parole du gouvernement. Ces premières responsabilités gouvernementales lui attribuent de lourdes tâches, notamment la préparation du collectif budgétaire de 1993 et de la loi de finance de 1994 et de 1995, la réduction du déficit budgétaire en vue de respecter e traité de Maastricht sur l’union monétaire européenne et la privatisation de la Société d’exploitation industrielle des tabacs et des allumettes et la transformation de l’Imprimerie nationale en société anonyme au capital entièrement détenu par l’État. Sa notoriété augmente aussi cette année 1993 à la suite de son intervention lors de la prise d’otage d’une classe de maternelle à Neuilly. Discutant directement avec Erick Schmitt, surnommé Human Bomb, Nicolas Sarkozy obtient la libération d’un enfant.

Nicolas Sarkozy change son fusil d’épaule à l’élection présidentielle de 1995 et soutient Édouard Balladur au lieu de Jacques Chirac qu’il a toujours soutenu auparavant. Il démissionne de son poste de porte-parole du gouvernement et dirige la campagne de Balladur. Alors qu’il figurait parmi les favoris des sondages, Édouard Balladur n’accède pas au second tour avec 18,58% des votes. Jacques Chirac accède à l’Élysée et nomme Alain Juppé à Matignon. Celui-ci propose Nicolas Sarkozy pour un poste ministériel, mais le Président ne l’entend pas de cette oreille. La carrière de Nicolas Sarkozy est alors plus ou moins mise entre parenthèses jusqu’en 1997. Il devient en effet Secrétaire général du RPR en 1997. Philippe Séguin, président du parti, démissionne en 1999 et Sarkozy assure ce poste par intérim. Il dirige alors les européennes de cette année-là et fait obtenir un score de 12,82 % au parti. Mais Nicolas Sarkozy démissionne en juin 1999 et exclut toute autre responsabilité au sein du parti. Il se retire même de la scène politique nationale pour se consacrer à son cabinet d’avocats. Il reste loin des projecteurs jusqu’en 2002 où il est réélu député à Puteaux et à Neuilly-sur-Seine.

Ayant soutenu la réélection de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy intègre cette fois le gouvernement en tant que Ministre de l’intérieur. Son mandat est marqué par plusieurs actions « musclées ». Collaborant avec Gilles de Robien, Ministre des transports, il a par exemple mis en place des pénalités beaucoup plus importantes sur les excès de vitesse et a fait installer un nombre important de radars automatiques. Le nombre d’accidents de la route a alors considérablement diminué. Nicolas Sarkozy a également contribué à l’instauration du Conseil français du culte musulman et au renforcement du système de fichage d’ADN, consacré au départ aux délinquants sexuels, mais relativement généralisé par la suite. À la suite du remaniement gouvernemental de 2004, Nicolas Sarkozy devient Ministre d’État, de l’Économie, des Finances et de l’Industrie. Ce mandat est marqué par plusieurs actions France Télécom, change le statut d’EDF et de GDF en s’engageant à ne pas les privatiser (GDF a toutefois été privatisé un an plus tard et a fusionné avec le groupe Suez), privatise partiellement le groupe Areva. Il aide aussi au redressement de quelques sociétés privées, notamment le groupe Alstom, sur le point de faire faillite. Il intervient aussi pour fusionner Sanofi et Aventis. Il fait également signer des accords dans les banques et les sociétés de grande distribution pour faire baisser les prix. Effectivement, ceux-ci baissent de 1,76% dans les grandes surfaces.

L’année 2004 est aussi marquée par l’élection de Nicolas Sarkozy à la tête de l’UMP. Élu le 28 novembre pour remplacer Alain Juppé, il obtient 85,09% des voix des militants. Il démissionne de son mandat de Ministre dès le lendemain et propose plusieurs réformes au sein du parti. Il est par exemple à l’origine de l’adhésion gratuite. Il revient pourtant au gouvernement dès 2005 à la suite de la démission du troisième gouvernement Raffarin. Dominique de Villepin est nommé Premier ministre et le nomme ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire. Il devient aussi le « numéro deux du gouvernement ». Et alors que Jacques Chirac ne voulait pas du tout, quelques mois plus tôt, que Nicolas Sarkozy cumule un mandat ministériel et la présidence de l’UMP, c’est chose faite depuis mai 2005. Nicolas Sarkozy était en plus Président du conseil général des Hauts-de-Seine. Ce mandat sera marqué par plusieurs faits importants : émeutes en fin d’année 2005, visite de la cité de La Courneuve ou Sarkozy déclare « Les voyous vont disparaître, je mettrai les effectifs qu’il faut, mais on nettoiera la Cité des 4000 », recommandations de Sarkozy qui demande aux préfets d’être fermes vis-à-vis des non-français qui mettent la vie des Français en danger. Cette mesure concerne surtout « les gens du voyage, les jeunes des banlieues, les immigrés illégaux ». En visite dans un quartier chaud d’Argenteuil, Nicolas Sarkozy crée aussi une vive polémique à la suite de cette déclaration : « Vous en avez assez, hein, vous avez assez de cette bande de racailles ? Eh bien on va vous en débarrasser ». Une certaine tension s’est fait ressentir dans les quartiers sensibles. Les émeutes de la banlieue parisienne et en province éclatent en octobre 2005 et quelques personnalités de la gauche demandent la démission de Sarkozy. Les sondages démontrent toutefois qu’il est soutenu par 68% des personnes sondées. Nicolas Sarkozy exige alors des préfets de prendre des mesures exemplaires. 2734 personnes sont gardées à vue, 597 incarcérées et une expulsée. Ce mandat est également marqué par les manifestations des étudiants contre le Contrat Première Embauche. T très critiqué sur la loi de juillet 2006 sur l’immigration et l’intégration. Elle rend la régularisation des sans-papiers et le regroupement familial plus compliqué et optimise plutôt l’immigration de travailleurs. Suite aux pressions des associations de droit de l’homme et de la réaction de certains chefs d’État Africains, Sarkozy se plie à établir des régularisations au cas par cas (favorisant surtout les familles sans papiers, dont les enfants sont scolarisés) et une politique d’immigration concertée (accord signé avec Abdoulaye Wade, le Chef d’État Sénégalais). Ce mandat sera en tout cas beaucoup axé sur la sécurité intérieure, la délinquance, l’immigration et la sécurité routière.

Le parcours de Nicolas Sarkozy est par la suite marqué par sa campagne électorale en vue de l’élection présidentielle de 2007. Il annonce sa candidature dès novembre 2006 et il centre sa campagne sur la restauration de la confiance des habitants en la politique. Le Parti Socialiste contre cette candidature par la tactique baptisée TSS ou Tout Sauf Sarkozy. Sarkozy, quant à lui, quitte son ministère pour se consacrer à la campagne en mars 2007 et il arrive en tête des favoris selon les sondages. À l’issu du premier tour, il est effectivement en tête avec un score de 31,18%. Il accède au Palais de l’Élysée avec 53,06% des suffrages contre 46,94% pour Ségolène Royal. Quelques micro-rassemblements d’opposants ont lieu à l’annonce de sa victoire. Sarkozy démissionne de la Présidence de l’UMP le 14 mai 2007 et procède à la passation de pouvoir avec Jacques Chirac deux jours plus tard. Le gouvernement François Fillon est mis en place le 17 mai 2007 avec quinze ministres, quatre secrétaires d’État et un Haut-commissaire. Aux législatives, l’UMP conserve la majorité absolue.

Le premier mandat présidentiel de Nicolas Sarkozy est marqué dès les premiers mois par de nouvelles lois contre l’immigration clandestine et la récidive. Le Président de la République met aussi en place une franchise médicale sur les actes paramédicaux, les médicaments et les transports sanitaires, pour lutter contre le cancer et la maladie d’Alzheimer. La loi TEPA est également votée pour défiscaliser les heures supplémentaires et alléger les droits de succession. Le service minimum dans les écoles et les transports et la réforme des régimes spéciaux de retraite figurent aussi dans ces premières actions. Nicolas Sarkozy met aussi d’autres réformes économiques et sociales à la suite du remaniement gouvernemental de mars 2008. La promulgation de la LME ou loi de modernisation de l’économie, la généralisation du RSA ou revenu de solidarité active et la baisse de la TVA dans la restauration (de 19,6 à 5,5%) marquent entre autres ce nouveau gouvernement. Mais un autre remaniement est opéré en juin 2009 à la suite de la victoire des listes de la majorité présidentielles aux européennes. Le 26 juillet, Nicolas Sarkozy fait un malaise lipothymique en faisant du sport. Immédiatement hospitalisé une journée à Val-de-Grace, il reprend ses fonctions au bout de quelques jours de repos. Il poursuit sa politique en mettant en place un modèle de démocratie. Il nomme notamment Michel Charasse, issu de la gauche, au Conseil constitutionnel et Didier Migaud, socialiste, à la Cour des comptes. Nicolas Sarkozy s’engage aussi à redresser les finances publiques, à réduire le train de vie de l’État (il annule dans cette optique la garden-party de l’Élysée) et à donner les mêmes prestations de retraites aux anciens combattants Africains qui ont combattu pour la France. Les anciennes colonies sont d’ailleurs invitées à défiler lors de la parade militaire du 14 juillet 2010. Ce mois de juillet verra aussi l’annonce de nouvelles mesures punitives pour les délinquants. Celles-ci incluent l’élargissement des possibilités de déchéance de la nationalité française si une personne d’origine étrangère porte volontairement atteinte à la vie d’un représentant des forces de l’ordre. Ces mesures excluent par contre l’acquisition automatique de la nationalité d’un mineur délinquant à sa majorité. Nicolas Sarkozy propose aussi l’extension des peines planchers en cas de violences aggravées. Il sera beaucoup critiqué, d’autant que ces propositions ont précédé à des expulsions massives de Roms en situation irrégulière. L’année 2010 est également marquée par la réforme des retraites, visant à relever l’âge de départ à 62 ans au lieu de 60 selon plusieurs critères.

 

Citations

« Ce qui fait la crédibilité d’une ambition, c’est le prix personnel qu’on est prêt à payer. »

 

Sites ou blogs

Nicolas Sarkozy a un compte sur Facebook. (http://www.facebook.com/nicolassarkozy/)