Michel Debré



Michel Debré Michel Debré
Origine & Etudes
Michel Jean-Pierre Debré, dit Michel Debré est né à Paris, le 15 janvier 1912 et décédé à Montlouis-sur-Loire, en Indre et Loire, le 2 août 1996 à l’âge de 84 ans.

Michel Debré est issu d’une illustre famille. Son grand-père paternel n’est autre que le rabbin Simon Debré. Son père, Robert Debré est professeur. On le désigne souvent comme le fondateur de la pédiatrie moderne en France. Michel Debré est le frère du célèbre peintre Olivier Debré.

Michel Debré a étudié successivement au lycée Montaigne, au Lycée Louis-le-Grand, à l’École libre des sciences politiques, à l’université de Paris et à l’École des officiers de réserve de la cavalerie de Saumur. Il est diplômé de Sciences politiques et docteur en droit.

 

Vie familiale

Michel Debré était marié avec Anne-Marie Lemaresquier avec laquelle il a quatre fils : Vincent, François et les jumeaux Bernard et Jean-Louis.

 

Emploi non politique

Michel Debré est un haut fonctionnaire.

 

Passions / Activités

Michel Debré est un passionné d’écriture. Il a consacré sa fin de vie à cette activité et a écrit de nombreux ouvrages. Il a par exemple coécrit « Demain la France : Esquisse d’un ordre international » avec Emmanuel Monick. Ils avaient chacun un pseudonyme : Jacquier et Bruère. Les deux hommes ont également écrit « Refaire la France » en 1944. Michel Debré est aussi l’auteur de « La mort de l’État républicain », « Projet de pacte pour une union d’États européens », « La république et son pouvoir », « La république et ses problèmes », « Une politique pour la Réunion », « Français, choisissons l’espoir »…etc.

 

Parcours politique

Michel Debré est mobilisé au début de la Seconde guerre mondiale comme Officier de cavalerie. Il est fit prisonnier en juin 1940 et s’évade pour rentrer au Conseil d’État. Il travaille alors auprès de hautes personnalités comme Emmanuel Monick, dont il est le Directeur de cabinet. Celui-ci était alors Secrétaire général du préfectoral français au Maroc. Michel Debré prend un pseudonyme (François Jacquier pour faire partie de la Résistance en février 1943, à la suite de l’invasion de la zone libre. Il travaille de près avec le Général de Gaulle et celui-ci lui confie des missions importantes tel que l’établissement de la liste des potentiels préfets qui prendront fonction le jour de la libération et remplaceront alors les préfets du régime de Vichy. Michel Debré est nommé Commissaire de la République à Angers en août 1944. Il travaille dans le Gouvernement provisoire à partir de 1945. Il est alors chargé d’une réforme de la fonction publique et se voit confier la mission de rédiger les statuts de l’ENA. C’est également durant le Gouvernement provisoire que Michel Debré intègre l’UDSR (Union démocratique et socialiste de la résistance), mais De Gaulle lui suggère d’adhérer plutôt au Parti radical socialiste, chose qu’il a faite sans hésiter.

Michel Debré veut faire de l’Indre-et-Loire son fief politique. Il se présente alors aux législatives de 1946 sur la liste du Rassemblement du peuple français, mais ne se fait pas élire. Il se représente encore en Indre-et-Loire lors des sénatoriales de 1948 et réussit à siéger au Sénat. Il marque ce mandat par ses vives réactions contre la Constitution du 27 octobre 1946 et la Communauté européenne de défense. À la fin de la quatrième République, en 1958, Michel Debré devient Ministre de la justice dans le troisième gouvernement de Charles de Gaulle. Il participe activement à l’élaboration de la Constitution de la cinquième République, élue à la majorité absolue lors du référendum. Le 8 janvier 1959, Michel Debré est nommé Premier ministre et forme son gouvernement. Ce mandat prend fin en avril 1962 où Georges Pompidou est nommé par Charles de Gaulle pour le remplacer. Son mandat sera pourtant marqué par une croissance économique non négligeable où l’investissement a augmenté de plus de 10% par an et la production industrielle a augmenté de plus de 6%. Les dettes de l’État ont également diminué.

Charles de Gaulle dissout l’Assemblée nationale et organise des législatives anticipées en novembre 1962. Michel Debré se présente alors en Indre-et-Loire, mais il ne gagne pas. Il se présente alors à l’île de La Réunion lors des législatives partielles de 1963. Il est élu député de la 1e circonscription de La Réunion. Par la suite il adhère au Conseil régional de l’île et participe à de nombreuses actions pour améliorer la vie de la population. Il met entre autres en place les Centres d’orientation familiale et de nombreuses cantines scolaires gratuites. Il s’occupe également personnellement de la création de lycées et de la migration de nombreux Réunionnais vers la Métropole puisque la démographie de l’île devenait une menace pour son économie. Il est toutefois critiqué de toute part. On l’accuse entre autres d’avoir opprimé la culture réunionnaise. Ses détracteurs parlaient notamment du maloya, la danse des esclaves. Mais Michel Debré ne met pas sa carrière politique en Métropole malgré ses différentes actions sur l’île de La Réunion. À la fin de l’année 1964, il fait par exemple voter une loi axée sur la suppression des bidonvilles de France.

Michel Debré revient en Métropole à partir de 1966 où il se voit confier plusieurs ministères. Il s’occupe du portefeuille du Ministère de l’économie et des finances en janvier 1966 et devient Ministre des affaires étrangères en 1968. Il devient un an plus tard Ministre d’État chargé de la défense nationale. Plusieurs actions seront mises en avant durant ce mandat, notamment le Livre blanc sur la défense et la restructuration des chantiers navals.

Michel Debré devient eurodéputé en 1979 et fait savoir qu’il se porterait candidat lors de l’élection présidentielle de 1980. Il occupe une bonne place dans les sondages au début, mais perd rapidement les intentions de vote en sa faveur. Au soir du premier tour, Michel Debré n’est soutenu que par 1,66% de l’électorat. Il appelle alors à voter Valéry Giscard d’Estaing au second tour. Il se retire peu à peu de la vie politique à partir de là et se consacre de plus en plus à l’écriture. Il devient même Premier fauteuil de l’Académie française en mars 1988. Il meurt le 2 août 1996 des suites de la maladie de Parkinson. Il est enterré à Amboise et plusieurs places et édifices, en Métropole et à La Réunion sont baptisés à son nom.

En plus de ses actions politiques en Métropole et sur l’île de La Réunion, Michel Debré était connu pour ses différentes positions politiques. C’était notamment un patriote, souverainiste, gaulliste, libéral, réformateur et un fervent défenseur de l’Algérie française.

 

Citations

« La force de frappe coûte moins cher que les produits de beauté »

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