Directeur général du FMI et personnalité politique de grande envergure, Dominique Strauss-Kahn semblait avoir toutes les chances d’accéder à l’Elysée en 2012. C’était une évidence pour de nombreux observateurs politiques, jusqu’à ce 14 mai 2011 où les choses ont pris une autre tournure. DSK a en effet été interpellé à l’aéroport Kennedy, à New York ce jour-là pour agression sexuelle et tentative de viol sur une jeune femme de chambre travaillant à l’hôtel Sofitel de la même ville où DSK séjournait. Mis directement en prison pour détention provisoire, la demande de liberté sous caution de ses avocats n’est acceptée que le 19 mai. Il réside actuellement en résidence sous haute surveillance, avec des gardes rapprochés et un bracelet électronique. Pour le moment, il plaide non coupable pour les 7 chefs d’accusation qui lui sont reprochés. Entre temps, il a démissionné de son poste de Directeur général au Fonds monétaire international. Tous les médias américains et français se sont emparés de l’affaire avec voracité, faisant de DSK le plus grand présumé coupable du moment. Suite aux publications des médias et aux déclarations des personnalités, de nombreuses femmes ont protesté le 22 mai contre la tournure sexiste que prend cette affaire. En effet, les militantes de la « Marche des salopes » estiment que la présumée victime est totalement ignorée et que tout le monde plaint DSK. À cela s’ajoute de nombreuses réactions clairement sexistes qui circulent sur internet. De nombreux organismes à tendance « féministe » ont rejoint l’action. Citons entre autres OLF ou Osez le féminisme et Parole de femme. Le discours des militantes (et des militants) se concentre entre autre sur la différence entre la liberté sexuelle et les violences faites aux femmes. Affaire à suivre de très près