C’est une première en France, un remaniement gouvernemental a eu lieu un dimanche.
L’Élysée a en effet annoncé la mise en place du troisième gouvernement de François Fillon le dimanche 14 novembre dernier.
Le lendemain de sa démission, François Fillon est reconduit à son poste de Premier ministre.
Trente autres membres forment ce nouveau gouvernement avec lui : deux ministres d’État, huit Secrétaires d’État, treize Ministres en plein exercice et sept ministres rattachés à un ministère. Ce remaniement est également à l’origine de quelques faits nouveaux, notamment la présence d’un couple (Michèle Alliot-Marie et son compagnon Patrick Ollier) et l’affectation d’une femme au Ministère des affaires étrangères (Michèle Alliot-Marie). Et avec vingt-huit membres issus de l’UMP, Nicolas Sarkozy a choisi de mettre en place un gouvernement de droite. Cette décision marque déjà la préparation à l’élection présidentielle de 2012.
Ce choix est largement critiqué puisque le gouvernement ne présente pratiquement plus d’ouverture aux autres tendances politiques. Jean-Louis Borloo, ancien Ministre de l’Écologie et représentant des centristes a été remercié, de même que Hervé Morin, ancien Ministre de la Défense.
De nombreuses personnalités politiques ont critiqué ce remaniement, à l’instar de Ségolène Royal qui l’a qualifié de « gouvernement de fermeture » et Dominique de Villepin qui a déclaré que ce nouveau gouvernement symbolise un manque de vision pour la France.
Nicolas Sarkozy, quant à lui, ne regrette rien et rappelle que Michel Mercier, un ex-membre du MoDem, représente le centre.
De plus, il est affecté à un ministère stratégique, celui de la justice. La présence de Maurice Leroy (Nouveau Centre) est également une marque d’ouverture, selon le Président de la République.