La crise financière, encore à la une des actualités internationales, préoccupent tout le monde, notamment Nicolas Sarkozy. Il a convoqué une réunion d’urgence à l’Elysée le 10 août dernier, interrompant ainsi son séjour au Cap Nègre. La réunion de crise s’est déroulée en présence entre autres de François Fillon et de quelques ministres comme Valérie Pécresse (Budget), François Baroin (Economie) ou encore Alain Juppé (Affaires étrangères) Jean Leonetti et Christian Noyer (de Banque de France) étaient également présents à cette réunion. Cette rencontre sur la situation économique et financière résultait en fait de la dégradation de la note souveraine des Etats-Unis entrainant une certaine pression sur le triple A de la France. La réunion a duré un peu plus de deux heures et il a été décidé que François Baroin et Valérie Pécresse devaient proposer un recours dans le cadre du respect des objectifs de réduction de déficits. Le Président de la République, quant à lui, a réitéré que les engagements déjà faits seront respectés, quels que soient les changements dans le domaine économique. Le but étant de stabiliser les finances publiques, Nicolas Sarkozy a appelé à un rassemblement hors des clivages partisans. Cet appel est perçu comme une sollicitation particulière aux membres du parlement qui étaient encore contre le vote de la « règle d’or » que Sarkozy voudrait voir inscrite dans la Constitution. A l’issue de tout cela, Nicolas Sarkozy a du mal à reconnaître qu’il mène actuellement une politique de rigueur face à la crise de la dette qui guette la France. Les observateurs estiment toutefois qu’il est grandement temps de dire les choses par les bons mots même si c’est difficile. Avec de nouvelles taxes et des hausses d’impôts, qu’est-ce que c’est si ce n’est pas un plan de rigueur ?