C’est pratiquement sans surprise que Marine Le Pen succède à son père à la présidence du Front National.
La fille de Jean-Marie Le Pen se trouve ainsi à la tête du parti depuis mi janvier.
Son élection s’est faite avec les adhérents internes et elle l’a remportée à 67,65% du suffrage face à Bruno Gollnisch, un autre grand nom du Front National. Cette élection est une véritable consécration pour Marine Le Pen, qui joue dans la cour des grands depuis l’exploit de Jean-Marie Le Pen lors de la présidentielle de 2002. Marine Le Pen incarnait en effet l’image du FN sur tous les plateaux de télévision alors que son père accédait au second tour et entrait ainsi dans l’histoire. Marine Le Pen représente et soutient évidemment les idées fondamentales du Front National (entre autres l’opposition à l’avortement), mais elle se veut être l’image jeune du parti, loin des stéréotypes de racisme et d’antisémitisme. Contrairement à son père, Marine Le Pen se présente devant les médias comme une personne posée et calme. Elle se comporte ainsi pour dédiaboliser le parti. Critiquée par les membres les plus extrémistes du FN, cette stratégie paie rapidement. En effet, Marine Le Pen occupe des fonctions importantes au sein du parti. Elle devient par exemple rapidement Vice-présidente. Cette décision n’est pas appréciée de tous les membres parce que de nombreux adhérents pensent qu’elle n’est pas qualifiée pour toutes ces missions. Marine Le Pen s’en sort toutefois avec brio et arrive à s’imposer sur la scène politique française. D’ailleurs, Marine Le Pen continue de mener ses combats depuis son élection.
Elle s’est notamment exprimée à propos de l’appel de 27 maires socialistes pour donner aux étrangers le droit de participer aux élections locales. Sans surprise, le Front National est inconditionnellement opposé à cet appel de réforme et le parti s’est exprimé à travers Marine Le Pen lors d’une conférence de presse en appelant les Français à se protester contre ce projet.