Rappelons que cette conférence s’est portée sur la dimension sociale de la mondialisation. Le Président de la République Française a ainsi souligné que la plupart des gens dans le monde ne jouit par des garanties sociales minimales pour une vie digne et couverte des risques sociaux. En tant que Président du G20, le patron de l’Elysée estime qu’il est temps de mettre en place ce socle de protection sociale en tenant compte du développement économique de chaque pays. Ce projet d’envergure mondiale se présente avec trois niveaux fondamentaux. Le premier consiste à la mise en place d’une protection sociale performante, indispensable à toutes les populations pour faire efficacement face aux crises financières. Actuellement, 40% de la population mondiale ne bénéficie d’aucune protection sociale, ce qui est alarmant étant donné qu’une vraie protection sociale est un facteur de développement incontestable. Le second levier du socle de protection sociale minimum présenté par Nicolas Sarkozy concerne la création d’emplois pour les chômeurs qui se comptent actuellement par millions dans les pays membres du G20. Ce dernier prévoit actuellement la création de 22 millions d’emplois par an jusqu’à la création de 110 millions d’emploi d’ici 5 ans. Ce projet se base enfin sur un pilier de taille : le respect des droits du travail. L’Organisation internationale du travail a mis en place huit conventions signées par de nombreux pays du monde, mais respectées seulement sur le papier. Nicolas Sarkozy propose alors que ces conventions soient ratifiées et appliquées. Tous les pays du monde devraient être concernés, à commencer par les membres du G20. Rappelons qu’actuellement, les États-Unis n’ont ratifié que deux des huit conventions et la Chine et la Corée seulement quatre.