Comme il fallait s’y attendre, les soulèvements politiques qui secouent plusieurs pays arabes n’est pas sans conséquence sur l’économie mondiale. En effet, la richesse de nombreux pays arabes conditionnent d’une manière importante l’économie du monde. Cela résulte surtout du pétrole brut, dont une grande partie de la production mondiale provient de ces pays. La situation n’a pas été particulièrement alarmante lorsque les soulèvements populaires ont touché la Tunisie et l’Égypte.
C’est surtout depuis que la Libye est concernée que le cours de l’or et du pétrole ont atteint des records jamais battus jusqu’à présent. L’once d’or coûte par exemple plus de 1 440 dollars début mars et le baril du pétrole brut a désormais passé la barre symbolique et particulièrement haute des 100 dollars. Ce prix concerne d’ailleurs l’Asie, mais dans la Mer du Nord, il est question de 120 dollars.
Les grandes puissances occidentales sont en tout cas particulièrement aux aguets puisqu’on redoute la propagation de la crise libyenne dans les autres pays producteurs de pétrole. En effet, avec la crise en Libye, on recense déjà 1 million de barils de pétrole en mois tous les jours. Certes, ce n’est qu’une partie de la production mondiale, mais un tel chiffre n’est pas négligeable. Mais l’or et le pétrole ne sont pas les seuls concernés par les hausses dues aux troubles politiques du monde arabe. Le cours de l’argent a également augmenté et est actuellement de plus de 35 dollars. Il s’agit également d’un record puisque le cours de l’argent n’a pas été aussi haut depuis 1980.
Par ailleurs, les bourses européennes et asiatiques clôturent en baisse et la situation s’empire en Asie depuis le tremblement de terre et le tsunami qui a dévasté une grande partie du Japon. La bourse d’Arabie Saoudite (notamment Koweït, Dubaï) connait le même sort en chutant de manière impressionnante.