Comme il fallait s’y attendre, le remaniement du 14 novembre a soulevé de nombreuses réactions de la gauche.
L’avis de Martine Aubry sur la question est notamment sans appel : il s’agit d’un remaniement clanique. La numéro 1 du Parti socialiste estime que Nicolas Sarkozy, par la décision de maintenir François Fillon à la tête du gouvernement et d’y intégrer surtout des membres de l’UMP, désire renforcer ce qu’elle qualifie de mainmise de l’UMP/RPR sur les rouages du pouvoir.
Martine Aubry déclare également que remaniement n’a fait que renfermer le gouvernement sur les idéologies de la droite puisque les personnalités symbolisant l’ouverture et le centre ont été destituées.
Pour un réel changement du pouvoir, Martine Aubry compte sur l’élection présidentielle de 2012. François Bayrou, président du MoDem a le même avis que la Première Secrétaire du PS. Il qualifie ce remaniement de repliement. Il a souligné que Nicolas Sarkozy n’a respecté aucune des promesses d’ouverture et de nouvel élan. Il n’a fait qu’optimiser sa sécurité en s’entourant de ses partisans.
Cécile Duflot, Secrétaire nationale d’Europe Écologie-Les verts, la toute nouvelle fusion politique, est du même avis qu’Aubry et Bayrou. Pour elle, ce remaniement est « un écran de fumée au lendemain d’un G20 catastrophique ».
De plus, elle est septique quant à la nouvelle politique de Sarkozy qui prime la défense au détriment de l’écologie.
Cécile Duflot a aussi souligné que le Président de la République a fait de l’écologie un moyen de séduire l’électorat et pense actuellement que le sujet n’est plus assez rentable.
Pierre Laurent, Secrétaire national du Parti communiste a, quant à lui, fait une déclaration cinglante en qualifiant Frédéric Lefebvre, Thierry Mariani et Pierre Lellouche d’aboyeurs et Alain Juppé de revenant.