Relativement mal accueillie par les automobilistes, cette série de mesures a surtout été marquée par la suppression des panneaux annonçant les radars automatiques. Cette annonce n’a pas ébranlé seulement les usagers de la route, puisque 73 députés UMP s’y sont également opposés à travers une lettre adressée à François Fillon. Représentant des milliers d’électeurs, ces 73 députés déclarent qu’une grande partie de la population est profondément exaspérée par cette décision. Ils estiment que la décision est unilatérale et aurait nécessité un minimum de négociation. Ces députés estiment aussi que le Comité interministériel sur la sécurité routière s’est certainement laissé influencer par des discours voulant réduire (voire supprimer) la circulation automobile en France. D’autre part, ils considèrent que d’autres dispositifs sont à mettre en place avec plus d’urgence pour réduire le nombre d’accidents mortels de la route. La raison d’être de la lettre adressée à François Fillon se base par ailleurs sur la sévérité injuste des nouvelles mesures. Les députés UMP ont rappelé que le nombre d’accidents mortels de la route à été réduit de moitié en 20 ans malgré un trafic de plus en plus important. À l’approche de l’élection présidentielle, une telle initiative prise par près d’un tiers du groupe UMP de l’Assemblée nationale n’est pas négligeable. Un compromis est à trouver dans les meilleurs délais même si pour le moment, le gouvernement estime que seule une minorité des automobilistes sont contres ces nouvelles mesures. Si ces députés UMP persistent dans leur démarche, il se peut que le gouvernement annule ou au moins modifie la série de mesures préventives.