Face au projet de Nicolas Sarkozy de miser particulièrement sur l’alternance dans le domaine de l’apprentissage, le Parti Socialiste n’a pas tardé de réagir pour manifester son insatisfaction face à cette nouvelle mesure gouvernementale. Celle-ci se résume entre autre par la promesse de former plus de 800 000 d’apprentis jusqu’en 2015 et plus d’un million jusqu’à la fin du projet.
Le Parti Socialiste dénonce alors que ce type de promesse est typique de la droite depuis une décennie, mais rien de concret n’a été fait. Le PS rappelle entre autres que contrairement aux promesses faites, le nombre d’effectifs et les places en apprentissage n’ont pas augmenté. Au contraire, les chiffres y afférant sont en baisse. Le domaine est également fortement touché par le chômage. Par ailleurs, le parti d’affirmer que ce type de contrat n’est pas objectif et que de nombreux critères discriminatoires entre en jeux.
Le PS dénonce par exemple un taux d’embauche particulièrement bas, sinon inexistant, dès que l’apprenti en question est issu d’un quartier chaud ou populaire. On remarque également que seulement 30% des apprentis sont des jeunes femmes. Le parti de Ségolène Royal dénonce par ailleurs le fait que les régions n’entrent pas réellement en jeu dans ce domaine alors que c’est la condition sine qua none pour promouvoir le domaine. Depuis 1982, les régions peuvent en effet parfaitement intervenir dans ce domaine. Les socialistes rappellent également que leurs régions se soucient particulièrement de l’avenir professionnel des jeunes. Plus du quart du budget de chaque région socialiste est d’ailleurs consacré aux jeunes. Le PS propose alors comme solution au chômage des jeunes d’améliorer le système des formations professionnelles en vue de l’obtention du CAP ou du Bac professionnel. Le parti avance pourtant qu’une telle solution n’est pas la bienvenue face aux nombreuses compressions de personnels du domaine de l’enseignement professionnel.