La question du nucléaire est plus que jamais d’actualité suite aux conséquences du tremblement de terre du 11 mars dernier sur le site nucléaire de Fukushima, au Japon. En France, le débat est surtout axé sur la présidentielle de 2012. Le sujet oppose notamment les Verts et le Parti socialiste. Anciens compagnons de route, militant ensemble contre le programme électro-nucléaire dans les années 70, les Socialistes et les Verts semblent en train de rompre sur la question.
En effet, le discours des porte-paroles des uns et des autres divergent. François Hollande a par exemple déclaré qu’il serait impossible que le candidat du Parti socialiste soit contre le nucléaire. Il n’exclut pas l’utilisation d’autres sources d’énergie, mais réfute catégoriquement le rejet du nucléaire. François Hollande estime en effet que les Français sont bons dans ce domaine et qu’abandonner le nucléaire n’aurait d’avantages considérables ni sur l’économie, ni sur le social, ni sur l’écologie.
En résumé, le nucléaire est inévitable pour les Socialistes. Martine Aubry entend même discuter encore avec les Verts pour que la campagne 2012 se porte sur une « réelle politique énergétique pour la France et l’Europe ». Jean-Vincent Placé, membre d’Europe Ecologie-Les Verts, a déclaré de son côté que les écologistes souhaitent faire un référendum à propos d’une possible sortie du nucléaire à 20-30 ans. Si c’est adopté, il faudrait alors mettre un plan d’utilisation massive des énergies renouvelables en place.
Et bien que ce porte-parole des écologistes soit confiant quant à un possible changement d’avis des Socialistes, il n’exclut pas le fait que ce débat reste dans l’impasse. Dans ce cas, les jeux seront faits durant la campagne présidentielle où les Verts auront de l’audience ou non.