Dans le domaine de l’union entre deux personnes, le Pacs et le mariage civil sont les procédés préférés des Français. Une publication du New York Times a révélé qu’il y a actuellement trois Pacs pour quatre mariages. Certes, ce dernier détient encore le record des types d’union de l’hexagone, mais cette tendance tend à changer.
En effet, alors que le nombre de pacsés augmente, celui des gens mariés a connu une baisse moyenne de 1% par an.
Dans certaines localités, notamment dans le XIe arrondissement de Paris, il y a plus de pacsés que de mariés. Soulignons toutefois que la baisse du nombre de mariages n’augmente pas forcément celui du Pacs.
En effet, la plupart de ceux qui ne veulent pas se marier préfèrent rester en union libre et la plupart de ceux qui se pacsent le font pour des raisons pratiques et des aspirations spécifiques, notamment l’absence d’enfant.
Le Pacs est très prisé par les couples sans enfant. Ils se préoccupent alors de raisons pratiques pour le couple, pas pour une famille. Le Pacs n’est en effet pas le dispositif familial idéal par exemple en termes de droits de filiation.
Par ailleurs, alors que le Pacs a été, à son début, considéré comme le mode d’union des homosexuels, de nombreux couples hétérosexuels s’y intéressent. D’ailleurs, 94% des Pactes civils de solidarité sont signés par des couples de personnes de sexes opposés. Toutefois, un sondage réalisé par l’Insee a démontré que le nombre de personnes pacsées est relativement faible par rapport à celles qui se sont dit Oui devant le Maire ou qui optent pour l’union libre.
En effet, seul 3% des personnes âgées de 18 à 39 ans seraient pacsées en France. Cette tendance s’explique par le fait que de nombreuses préfèrent éviter le caractère officiel et « emprisonnant » du mariage. Avec le Pacs, on a l’impression d’être plus libre. On remarque toutefois que les personnes pacsées ou en union libre se séparent plus que les personnes mariées (dont 45% finissent tout de même par divorcer).