Nicolas Sarkozy souhaite imposer aux entreprises de plus de 50 employés et ayant versé plus de dividendes que l’année d’avant, de verser une prime aux salariés. Les entreprises employant moins de 50 employés pourront également verser des primes aux salariés, mais cette mesure est facultative. Le montant de la prime sera quant à elle décidée au sein même de l’entreprise. L’annonce de ce projet a suscité de nombreuses réactions, notamment au sein des patronats et des syndicats. En effet, l’application des primes entraînera d’autres changements comme la réduction du nombre d’augmentation de salaire, un avantage non négligeable et à long terme pour les salariés. Les critiques résultent également du fait que la prime ne sera pas versée à tous les salariés et que les Chefs d’entreprises seront partiellement privés de leur liberté de gestion. Par contre, le fait que le versement des primes soit facultatif pour les petites entreprises est salué par les différents syndicats. Toutefois, les différents observateurs économiques s’accordent à dire que ce projet est difficile à mettre en pratique. En effet, l’on ne sait pas exactement combien d’entreprises versent des dividendes sur le territoire. Jean-Claude Mailly a même déclaré que Nicolas Sarkozy cherche à faire un effet d’annonce sans vraiment avoir les moyens de réaliser son projet, attendu malgré tout par de nombreux salariés. D’ailleurs, les observateurs politiques estiment que Nicolas Sarkozy, mis à mal par les sondages sur les intentions de vote pour 2012, cherche à séduire l’électorat populaire en proposant des projets électoralistes. Se qualifiant comme « le président du pouvoir d’achat », il n’a pas pu tenir toutes ses promesses électorales de 2007. Alors qu’il voulait maintenir un certain pouvoir d’achat, ce n’est absolument pas le cas actuellement puisque de nombreux produits de première nécessité ont connu des hausses de prix.