Après quelques semaines d’une bataille politique féroce sur la limite de l’endettement de l’Etat fédéral américain, les Etats-Unis ont vu leur note souveraine se dégradée. Au début du mois d’août, une agence de notation a dégradé la note de la dette souveraine américaine. Les USA ont ainsi perdu leur AAA, ce qui entraîne des craintes pour d’autres grandes puissances, dont la France. En effet, les économistes redoutent que l’Hexagone perde à son tour son AAA. Alors que Bercy se veut rassurant, les observateurs internationaux estiment que la France ne mérite pas son AAA. Un stratégiste d’UBS a même déclaré que la France n’est pas un pays AAA. Il ajoute que même si les agences de notation lui attribuent cette note, le marché ne le considère pas comme tel. C’est à se demander si les agences sont objectives puisque la Chine, la République Tchèque ou encore le Qatar sont mal notés par rapport à la France alors que le coût de leur assurance contre un défaut de paiement est inférieur à celui de l’Hexagone. Par ailleurs, la France détient un ratio budgétaire relativement mauvais par rapport aux autres pays détenant la notation « triple A ». En effet, le déficit public français devrait réduire à 5.8% du PIB contre 1 à 3.7% pour les autres pays de la zone euro détenant la même notation. Ceux-ci ont une dette située entre 17.2 et 82.4% contre 84.7% pour la France. Et même Jean-Michel Six, chef économique de Standard & Poors pour l’Europe (l’une des trois agences de notation avec Moody’s et Fitch Ratings) estime que la situation de la France restera stable à court terme. L’agence a toutefois annoncé en juin que le gouvernement français devrait optre pour des mesures rigoureuses et une réforme de la Sécurité sociale pour éviter que la note souveraine de la France ne reste sous pression à plus long terme.