Bien qu’elle se défende d’avoir la même position que la droite, Ségolène Royal, candidate à la primaire du Parti socialiste pour l’élection présidentielle de 2012, tient des propos moins tendres que l’ensemble de la gauche. Questionnée sur l’immigration, elle a déclaré que la gauche est mal à l’aise avec les sujets sensibles comme celui-ci. Elle a par contre déclaré qu’elle est prête à faire le nécessaire pour que cette situation s’améliore, en faisant certainement référence à l’élection de 2012. Sur l’émission C Politique, Ségolène Royal a notamment été sollicitée pour donner son avis sur la possibilité ou non d’accueillir les migrants Tunisiens. Elle a répondu « Je ne le pense pas. Parce que c’est de l’immigration clandestine ». Cette réponse rejoint parfaitement les idées de la droite, mais Ségolène Royal a poursuivi en disant « En revanche, contrairement à ce que ne fait pas la droite, on devrait avoir, y compris d'entreprise à entreprise (…) des actions de coopération intelligente et rapide ». Sur la question d’expulser ou non les migrants Tunisiens déjà présents sur le territoire, la Présidente du conseil régional de Poitou-Charentes s’est montré moins catégorique en affirmant que même si l’État est contre l’immigration illégale, l’expulsion pure et dure n’est pas forcément la meilleure solution. Elle propose alors que l’État trouve une solution ferme, mais humaine. Elle propose par exemple de « les raccompagner dans la réinsertion » en Tunisie. Ségolène Royal s’est aussi montrée plus ferme que la gauche habituelle sur les questions relatives au travail illégal des immigrés en disant : « l'immigration clandestine, même si on aurait envie de faire plaisir à tout le monde et d'accueillir tout le monde, n'est pas possible parce que cela pèserait encore sur les conditions de travail et de vie des gens déjà les plus défavorisés de notre société. »