Alors que les Etats-Unis ont vu leur notation financière se dégradée au début du mois d’août, la France apparaissait comme un bon élève en termes de dette souveraine. En effet, de nombreux observateurs ont prédit la conservation du triple A français, mais depuis, les donnes ont changé. Et même si le triple A français n’est pas menacé pour le moment, de nombreux critères sont en train de montrer que la France ne serait peut-être pas en mesure de tenir parole sur la manière de conserver cette notation. Cette délicate position résulte de la crise de la dette qui prend de plus en plus d’ampleur dans la zone euro. On voit alors les promesses du gouvernement français de réduire le déficit public voler de plus en plus en éclat puisque cela ne va tout simplement pas être possible (du moins, pas aussi important que prévu) à la vue de la situation actuelle. Rappelons que les déficits publics français sont de 5.7% du PIB et les autorités promettent de les réduire à 4.5% d’ici 2012. En 2014, ils ne seront plus que de 2% contre 3% en 2013. Pour atteindre ces objectifs, le gouvernement prévoit un plan de redressement caractérisé par un budget particulièrement austère. Et contrairement aux promesses, le gouvernement sera bien obligé de proposer d’autres mesures. Malgré l’optimisme (parfois injustifié) des responsables, la France ne pourra pas faire plus de 1.4% de croissance en 2012 d’après les estimations du Fonds monétaire international. Par ailleurs, les observateurs pointent la stratégie de réduction des déficits publics français du doigt. En effet, le gouvernement a pour le moment limité le budget (provenant principalement de la hausse des impôts) à 11 milliards d’euros alors que celui-ci atteint facilement 80 milliards d’euros dans d’autres pays européens menacés par la crise de la dette. Affaire à suivre…