17 mars, tard dans la nuit, le Conseil de sécurité de l’ONU s’est prononcé en faveur d’une intervention armée en Lybie afin de stopper l’avancée des troupes de Kadhafi. Cette initiative a été proposée par la France, le Liban et la Grande Bretagne.
La France, par le biais d’Alain Juppé, a particulièrement été favorable à cette décision et le Ministre des affaires étrangères n’a pas mâché ses mots en parlant d’un désastre humanitaire.
La décision a été prise suite à l’accord de dix membres. Cinq des quinze membres à savoir la Chine, l’Allemagne, l’Inde, l’Afrique du Sud et la Russie, se sont abstenus. Le principal objectif de cette résolution, baptisée « L’aube de l’Odyssée » pour les Etats-Unis, est de protéger les civils et de forcer l’armée pro-Kadhafi de cesser les tirs et les bombardements. La première tactique a été de neutraliser l’espace aérien afin de limiter les attaques menées par cette voie, mais il est question de prendre « toutes les mesures nécessaires » pour mener la protection des civils à bien. Evidemment, le colonel Kadhafi a immédiatement riposté en déclarant que l’espace aérien de la Lybie est fermé tandis que les « rebelles » ont manifesté leur joie avec des tirs continus en l’air et des feux d’artifices dans les principales villes qu’ils occupaient. Depuis, la coalition a bombardé plusieurs localités libyennes à de nombreuses reprises.
De nombreux observateurs se posent des questions quant à la réalisation des objectifs de la coalition puisqu’au lieu de stopper les attaques entre pro et anti-Kadhafi, la stratégie repousse les armées de Kadhafi et permettent l’avancée de celles des insurgés. Les rebelles manifestent leur joie de libérer des villes des mains des forces de Kadhafi tandis que ces dernières terrorisent les villes qui sont encore en leur possession. Bilan : de nombreux chars de combat du clan Kadhafi sont détruits.
Les carcasses gisent au sol comme des trophées pour les insurgés.
Les troupes de Mouammar Kadhafi tiennent bon jusqu’à maintenant malgré le nombre important des forces aériennes et navales qui les attaques. Affaire à suivre de près…