Le dernier sommet du G20 a eu lieu les 11 et 12 novembre dernier à Séoul, en Corée du Sud.
Ce sommet a essentiellement débattu du sujet qui préoccupent tous les chefs d’États et de gouvernement des pays membres : la crise financière mondiale. Il s’agissait en effet de la première rencontre après la crise, même si on ne peut pas encore affirmer qu’elle est réellement derrière nous.
Les participants devaient normalement trouver un terrain d’entente pour régler la guerre des monnaies qui met à mal l’économie mondiale.
De nombreux pays optent en effet pour des solutions personnelles, au détriment de l’économie du reste du monde, pour s’en sortir le mieux possible.
La Chine sous-évalue par exemple le yuan pour monopoliser les exportations. Les États-Unis, quant à eux, mettent par contre beaucoup de liquidités à disposition de la population pour optimiser leur consommation. Cette solution présente pourtant des risques pour le dollar.
Les pays membres du G20 ont en tout cas demandé à ce que le consensus de Washington vienne en aide aux pays les plus déstabilisés par la crise pour créer un certain équilibre entre membres. Quoi qu’il en soit, il a été convenu à la fin du sommet que les pays développés transfèrent 6% de leur droit de vote au sein du FMI aux pays émergents. Les pays membres ont également accepté l’application de la règlementation de Bâle II entre janvier 2013 et janvier 2019.
Et toujours dans le but de faire face à la crise, il a été convenu que le Conseil de stabilité financière du G20 établisse la liste des paradis fiscaux non coopératifs le plus rapidement possible, notamment au printemps 2011 au plus tard. La fin du sommet a également fait ressortir l’intention des membres de lutter contre le protectionnisme et la dévaluation monétaire, des solutions tentantes pour maintenir un certain niveau de vie de la population.