Succédant à Christine Lagarde, devenue Directrice générale du Fonds monétaire internationale, François Baroin doit déjà faire face à la crise de la dette en Europe alors qu’il est Ministre de l’économie depuis seulement le 29 juin. François Baroin a alors réitéré que la France procèdera à une réduction de déficits. Ainsi, le ministre a promis qu’il n’y aurait pas d’augmentation d’impôts même si les promesses de réduction de déficits ont été faites avant la crise. Le ministre de l’économie estime également que la zone euro n’est pas assez optimale. Il déclarait alors au début du mois d’août qu’il était en pleine étude d’une proposition pour optimiser cette zone monétaire dans le but de rassurer les investisseurs en répondant à leurs attentes et évidemment pour protéger l’euros. Il a alors fait référence à l’accord du 21 juillet entre Paris et Berlin, consistant essentiellement à sauver les pays en crise, dont la Grèce. François Baroin a également déclaré que la Banque Centrale Européenne voulait racheter la dette italienne et espagnole si des investisseurs se retirent. Le ministre a toutefois été critiqué par les responsables de la BCE, notamment Jürgen Stark, économiste en chef de la BCE. Il a déclaré que Baroin a fait une déclaration irréfléchie. Il a aussi souligné que le ministre français devrait bien comprendre qu’il est ici question d’une politique monétaire, non d’une politique fiscale. La « remontrance » de Jürgen Stark se justifie par le fait que la BCE n’a encore rien dit sur le rachat ou non des obligations publiques italiennes et espagnoles. Quoi qu’il en soit François Baroin n’avait pas totalement tord étant donné que la BCE a procédé à des rachats massifs d’obligations publiques à hauteur de 22 milliards d’euros pour que la crise de la dette ne s’étende pas en Italie et en Espagne.